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  • Aurélie

La prof de Latin veut vous raconter une histoire !




Je souhaite écrire quelques mots à propos de Noël. En classe, surtout en latin, j’aime particulièrement raconter les origines des mots, des histoires. Trouver nos racines en somme.


Noël a plusieurs étymologies envisagées :

Natalis dies (latin) : jour de la naissance, du renouveau

Neos Helios (grec) : nouveau soleil

Geol (ancien anglais) qui a donné Yule : fête nordique célébrant le Solstice d’hiver.


On fête la lumière, le Soleil qui descend à son point le plus bas. Pendant quelques jours, observez comment il ne remonte que de quelques degrés et il reprend - 5 jours après - son ascension, il renaît.


Pendant cette courte journée, les gens se réunissaient autour d’un grand feu et on faisait des offrandes. Quand les célébrations sont « rentrées » dans les maisons, il restait toujours ce bois, la bûche, représentante du feu solaire. Sachez que d’une année sur l’autre, on gardait le tison précieusement pour allumer la bûche l’année suivante. D’ailleurs, cette bûche devait brûler 12 heures. Ce sont des traditions païennes. Les grandes cheminées se sont transformées en poêle, puis moins de cheminées davantage de bûches décorées. Et quand il n’y a plus eu de feu, on a mangé la bûche.



Dans les fêtes païennes, on décorait un épicéa, le seul arbre à rester vert au coeur de l’hiver. L’arbre représente l’axis mundi, l’axe du monde autour duquel s’organise l’Univers. Ses racines vont profondément dans les mondes d’en bas, les branches et la cime circulent à travers les mondes d’en haut - celui des Dieux. Le Chaman peut se déplacer symboliquement sur cet arbre pour rencontrer les esprits d’en haut. En Sibérie, le Chaman voyage vers l’étoile polaire (celle que l’on met en haut du sapin) pour demander des présents, comme la force, la guérison, des enseignements pour la Communauté. Pour information, ces populations voyageaient sur des luges tirées par un rêne.

Si l’on continue la comparaison, les guirlandes peuvent représenter les étoiles qui gravitent autour de l’étoile polaire.


La magie se cache derrière les symboles.


En Amérique du Nord, du Sud et en Chine, les Chamans partaient dans ces voyages en suivant la fumée sortant de l’âtre. Le Chaman se concentrait sur cette fumée et se laissait porter par la fumée pour rejoindre le monde d’en haut.


Parlons du Père Noël ! Son ancêtre le plus probable est Saint Nicolas, évêque en Turquie, réputé généreux et protecteur des enfants. Il était très célébré en Europe de l’Est et du Nord. Avec les côlons, il « arrive » aux Etats-Unis… Au XIX ème siècle, il devient le Père Noël avec une usine à jouets au Pôle Nord. Les évêques portaient des « robes » rouges à fourrure blanche...

Une tradition plus ancienne nous vient des dieux nordiques avec le dieu Odin. Au moment du solstice d’hiver, Odin, dieu barbu, chevauchait dans le ciel son cheval à huit pattes et il observait le feu dans les maisons des Hommes. Il savait qui avait bien agi ou non. En effet, il avait deux corbeaux qui sillonnaient toute l’année le monde du milieu, celui des Hommes. On dit que les enfants prenaient leurs bottes, y mettaient du foin, les posaient devant la porte pour le cheval d’Odin, en espérant avoir un cadeau ( s’ils avaient mal agi, c’était une poignée de cendres ! ).

Un des fils d’Odin, Thor, avait un char traîné par des chèvres ou des boucs. Un autre fils, Heimdall était le gardien du pont qui menait au monde d’en haut, son château était situé au Nord (symbole de sagesse).


Le Père Noël symbolise l’abondance et la richesse de la Terre.

Pourquoi offrir aux enfants ? Car ce sont les graines de notre futur.



Durant l’Antiquité romaine, on fêtait les Saturnales, célébration du dieu Saturne, dieu des graines. On le remerciait pour les récoltes passées et on lui demandait de bonnes récoltes pour l’année à venir. Ces fêtes duraient une semaine, on faisait des petits cadeaux, on accrochait des figurines et des bougies (symboles de la vie humaine). A la fin des Saturnales, environ le 25 décembre, on fêtait le dieu Sol Invictus, le Soleil Invaincu. C’est également le nom du dieu Mithra. C’est un culte spécifique qui a eu beaucoup de succès. Mithra est un dieu né d’une vierge, dieu solaire, appelé Chreistos (« le juste »), comme la voie à suivre pour arriver à la divinité. C’est un culte secret avec 7 degrés d’initiation : la première étape était une mort symbolique par noyade, le baptême pour renaître.

Si vous poursuivez vos recherches, vous remarquerez des similitudes avec le dieu Krishna en Inde ou Horus en Egypte.


Que retenir ?

Le Soleil, la Renaissance,

Se rappeler les traditions, les origines, c’est s’inscrire dans une lignée avec curiosité, c’est aussi retrouver le sens profond des gestes d’aujourd’hui.

C’est célébrer … ensemble !



#raconterunehistoire

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