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  • Aurélie

Yoga et Course à pied : de Vrais Alliés !

Mis à jour : 26 sept 2019



Yoga et Course à pied: de Vrais Alliés !

Que vous soyez expert ou débutant, que vous soyez féru ou novice, vous courez ! Vous ne courez pas après le temps (cette fois-ci !). Vous courez dans votre temps. Ce temps que vous vous accordez. Les raisons sont multiples : s’améliorer, progresser, se muscler, sortir, prendre l’air, découvrir de nouveaux coins.


De mon côté, je n’ai pas toujours aimé la course à pied. Pourquoi courir, alors que je peux danser ?!

Ma pratique sportive s’est étendue, diversifiée. Mon expertise s’est affinée. En effet, comment connaître le corps si ce n’est en l’expérimentant ?


Sur le Tapis de Yoga, je pratique alignements, respirations, raffinements pour optimiser une posture par exemple. J’ai voulu essayer dans un autre domaine.

Ne progresse-t-on pas en tentant de nouvelles choses ?


Mon observation a été adaptée à des objectifs précis selon ce que j’ai pu remarquer sur mon corps, mon mental et ceux des autres.


Douleurs musculaires et articulaires, respiration non contrôlée, foulées approximatives.


Alors, j’ai chaussé mes runnings et j’ai couru vers l’Expérience !

Mais avant, j’ai déroulé le Tapis


En effet, quand je partais courir sans rien, directement, à froid en me disant que je m’échaufferais petit à petit, ma respiration était gênante. Quelque chose coinçait dans mes jambes, dans mon ventre. La foulée n’était pas libre. Mon mental luttait ! La séance de course n’a pas besoin d’être très longue (pour moi !) pour être efficace.

Mais une sortie préparée est une sortie pertinente physiquement et mentalement.



Je pars très souvent le matin, à jeun. J’aime la légèreté. Me remplir de l’air ambiant, sentir l’énergie qui circule librement à travers muscles et cellules.


Sur le tapis de yoga, je prends conscience des mes appuis: je vais chercher l’ensemble de la voûte plantaire. Je remonte tranquillement le long de la chaîne musculaire. Parfois, j’adapte quand une douleur pointe le bout de son nez à un endroit précis. La semaine dernière, mon mollet gauche était plus tendu après une course. Désormais, il est actif et réactif comme j’aime, souple et structuré. Le long du parcours des pratapana (échauffement en Yoga), je vais particulièrement prêter attention aux hanches, et surtout au psoas - ce muscle qui permet une belle flexion et extension de la hanche quand il se sent bien dans sa longueur et son épaisseur. Puis, j’active la sangle abdominale non dans sa globalité mais surtout le transverse pour une véritable tenue de la colonne lombaire et des organes internes. Quand vous courez et que vous avez mal au dos, la course causera des inflammations plus ou moins importantes.


La douleur n’est pas un élément indispensable. Il y a douleur et inconfort. Là, il est important de faire la différence. Notez après votre pratique sportive s’il y a eu douleur ou inconfort. Que cela signifie-t-il pour vous? Quelle douleur ? Quel inconfort ? Où ? Pourquoi ? Est-ce obligatoire de souffrir ? Est-ce une part importante dans votre pratique? Quand il y a inconfort, il y a possibilité de progression. Quand la douleur s’installe, l’amélioration sera décroissante, et le plaisir disparaîtra. Et en vue d’une compétition, les objectifs seront difficiles à atteindre.

Nous reparlerons sûrement des objectifs en compétition ! Objectif personnel et sportif: un bon sujet !


Je prends environ 20 minutes pour l’échauffement de base, quand le timing est serré. Si j’ai davantage de temps, j’en profite pour une Salutation au Soleil ciblée. Je mets en place des pranayamas adaptés à ma forme du moment, à mon état d’esprit, au moment de la journée. Je pourrais reparler de tout cela plus tard, si vous le souhaitez.


Quand je sors de chez moi, mon corps est prêt à expérimenter. Ici arrive le moment de poser les appuis l’un après l’autre avec structure et souplesse. Je connais le parcours que je veux faire, je sais si je vais fractionner et aller dans une endurance fondamentale longue ou non. Au début, il y a un temps d’accueil. J’observe mon corps et ma respiration. Je concentre mon mental sur une seule et même chose. Pas de dispersion mais de la concentration. Je n’imagine rien, je prends acte de ce qui est sur le moment présent. Si mes appuis sont faibles par exemple, je structure avec ce que je sais d’une posture que j’apprécie beaucoup: Tadasana (la Montagne). Je commence toujours par les pieds, la Terre, j’écoute le bruit de mes pas sans chercher à modifier. Peu à peu, la prise de conscience se met en place dans le corps. Quand ma respiration me gêne, j’observe ma cage thoracique, mon diaphragme, j’observe les volumes en avant, en arrière et sur les côtés.

Que votre corps prenne sa place dans toutes les dimensions! Entrez pleinement dans votre corps!


Lors d’une séance de course à pied, vous avez remarqué les différentes étapes, les différents rythmes. Un début, un milieu, une fin. Il y a aussi les changements dûs à la météo, au relief du terrain, au fait que vous couriez seul ou non.


Quand arrive la fin de la séance, observez le chemin parcouru, ce que vous avez appris sur vous, votre corps, votre mental. Remerciez-vous d’être sorti ! Puis allez sous la douche ! En tout cas, c’est mon rituel: je vais direct sous la douche. Douche froide. Oui, le froid va m’aider à récupérer. Et cela fonctionne à tous les coups. Quand je passe le jet d’eau froide, je prends conscience de la régénération activée. Il m’arrive très souvent de masser mes jambes: quadriceps, mollets, chevilles, voûte plantaire.

Ainsi, je n’ai aucune courbature, aucune douleur résiduelle. J’ai gagné en confiance à l’égard de ma course et de mon ancrage.

Foulez la terre et vous vous ancrez !


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